#31 : Réalité(s) virtuelle(s)

J’avais comme une envie de flâner au Palais de Tokyo dans mes habits de lumière et puis je me suis rappelé que les musées étaient inaccessibles en ce moment. Histoire de provoquer l’univers, j’ai préparé cet épisode : une déclaration d’amour à l’expérience de visite physique (un appel à l’aide ?). Puis l’univers m’a répondu, accompagné de son plus beau mouvement de majeur, en me balançant au visage une flopée d’invitations à des expositions en ligne. Je rêvais de Pétrus et on m’abreuvait de Villageoise. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?


Alors je me suis demandé pourquoi le manque était si fort et surtout pourquoi les options virtuelles qu’on nous propose peuvent parfois sembler faiblardes. Qu’est-ce qui fait que la rencontre avec une œuvre dans la “vraie vie”, n’a pas d’égal dans un environnement digital ? À quel moment le virtuel peut-il se justifier et sous quelles conditions peut-il se légitimer ? Pour mener à bien ce débat interne, j’ai activé mon mode “penseur de Rodin” et décidé de tout miser sur cette comparaison réel VS virtuel.


Questions bonus : l’expression “vraie vie” fait peu à peu son nid dans le langage courant. Est-ce que cela veut dire qu’il en existe une fausse ? Et si la vraie vie est une chienne, est-ce que la fausse est un Balloon Dog de Jeff Koons ? Vous avez 4H. 


 

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