Matières Premières #4 - « Cotons » : esclavage, Ouïghours, et greenwashing du bio

Vous connaissez ce célèbre portrait de la reine de France, Marie-Antoinette, en robe-chemise blanche (plus exactement en robe de gaulle comme on disait au XVIIIe siècle), peinte par Élisabeth Louise Vigée Le Brun en 1778 ? Ça a fait scandale à l’époque car c’était considéré comme une tenue d’intérieure : c’est une robe en mousseline de coton dite « à la Créole ».


Pourquoi la culture du coton est-elle historiquement si violente ?

Mais ce tableau a aussi lancé la mode des robes-chemises portées à l’extérieur et fait exploser la demande de coton, et donc les coups de fouet sur le dos d’esclaves dans les colonies afin d’en produire à un rythme quasi-industriel. C'est pour ça que c'est une matière si coton !

On l’oublie souvent, mais cette matière est profondément liée à l’esclavage. Encore aujourd’hui, le travail forcé des Ouïghours tourne beaucoup autour de la culture du coton. Alors j’ai fait appel à Nathalie Lebas-Vautier pour tâcher de comprendre pourquoi c’est si complexe, voire violent, à produire.


Entretien mené par Anthony Vincent

Réalisation et montage par Alix Martineau

Une production Madmoizelle


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