Marie Pierre Rixain

l y a quelques jours, un matin, j’ai entendu #alainfinkielkraut sur une radio à forte audience, dire, comme ça, tout net :

« Le patriarcat est mort ».

Boum!

En parallèle mon fils, prononçait beaucoup plus distinctement qu’auparavant, son premier mot :

« Papa ».

Alors après quelques mois de maternité, durant lesquels j’ai pu percevoir ce que peut impliquer cette affirmation… j’ai fait ce que je préfère : réfléchir.


D’abord, des questions… Si tel est le cas, sommes nous en train de tuer « Le Père »? Si le Père est mort, vive le Père? Le paternalisme en entreprise… Bref. Je suis encore en train d’y penser…


Et aussi, de penser à celles qui sont forcées d’assumer le rôle de père et de mère en même temps, à celles et ceux qui essayent de définir chaque jour, dans leur maison, ce que pourrait être « Le nouveau père », à celles qui doivent porter le voile par obligation, à celles qui doivent se soumettre sans pouvoir se démettre, aux femmes afghanes, à celles qui subissent des violences financières, physiques et morales, à celles qui veulent émanciper la femme et l’homme avec elle, aux enfants qui deviennent trop vite adultes et aux adultes qui refusent de vieillir par manque de « re-pères » , à celles et ceux qui se perdent à force d’avoir voulu contrer toute autorité par refus du paternalisme, aux enfants qui n’ont pas eu la chance d’avoir un père et se sont réfugiés dans la violence par manque de cadre, à celles et ceux, enfin, chers à mon cœur, qui bataillent quotidiennement pour l’humanisme comme valeur, au delà du féminisme. À celles et ceux qui refusent d’adopter l’esprit « chagrin »…

Donc, #alainfinkielkraut, pas sure d’être ok.

On en parle avec la Présidente de la Délégation aux droits des femmes à l’#assembléenationale Marie-Pierre Rixain dans mon #podcast #réelles


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