Les enfants sans identité

166 millions, c’est le nombre d’enfants âgés de moins de 5 ans qui n’ont jamais été déclarés officiellement. Ces enfants sans existence légale, sont appelés “enfants sans identité” ou “enfants fantômes”. 


Les enfants privés d’identité sont des enfants qui ne peuvent prétendre à aucun droit puisque l’enregistrement légal d’une personne conditionne son accès à l’éducation, à la santé, à la propriété, au travail formel, etc. Ces enfants sont des enfants en danger : leur absence d’existence légale les fragilise et ils sont souvent les cibles de trafic et d’abus. 


Afin de protéger ces enfants et de leur garantir une identité juridique, des textes ont été adoptés au niveau international et engagent les Etats signataires. 


C’est notamment le cas de l’article 7 de la convention des droits de l’enfant qui prévoit que dès sa naissance, l’enfant a le droit à un nom et à une nationalité. 


Par ailleurs, L’Organisation des Nations Unies a inscrit cette question à son agenda en en faisant l’un de ses objectifs de développement durable. 


Il s’agit de l’objectif 16.9 de développement durable qui prévoit de garantir à tous, d’ici à 2030, une identité juridique, notamment grâce à l’enregistrement des naissances. 


La question des enfants sans identité représente aussi des enjeux très importants pour les Etats où ce phénomène est le plus répandu, principalement en Afrique et en Asie du Sud. 


En effet, les données statistiques de ces Etats sont nécessairement incomplètes et lors de l’élaboration des politiques publiques, les gouvernements de ces Etats ont du mal à identifier précisément les besoins de leur population. 


Mais quelles sont les causes de ces absences de déclarations officielles ? Comment vivre sans existence légale ? Quelles sont les conséquences pour les individus et les enjeux pour les Etats ? Que peuvent faire les gouvernements pour lutter contre ce phénomène ? 


C’est à ces questions que nous tenteront de répondre en interrogeant des députés membres de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, institution qui s’est saisie de ce sujet depuis plusieurs années et qui cherche à lutter contre ce phénomène à travers le monde. 


En seconde partie d’émission nous aurons le plaisir d’échanger avec André Franck Ahoyo, délégué général du fonds Urgence identité afrique. 


Cet épisode a été réalisé grâce au soutien de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.


Texte & voix

Léa Chamboncel


Musique originale & réalisation

Julien Montcouquiol



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