Culture: Smaïn, une vie revisitée dans « Appelez-moi Smaïn »

Alors qu’il commence un tour de France pour son nouveau spectacle, Smaïn accorde sa première interview à « 20 Minutes » pour notre podcast d’actualité « Minute Papillon ! ».

L’habitué des planches, humoriste, acteur, comédien y parle de ses origines, orphelin né en Algérie, qui a embrassé les planches à 22 ans pour ne plus jamais les quitter. Un « one man show » qui pourrait s’appeler autant « Appelez-moi Smaïn », qu'« ADN, Algérien de naissance ». Un spectacle qu’il souhaite mi-grave mi-joyeux. 


Epidémie, confinement, fermeture des lieux de cultures, le lancement du spectacle au Café de la gare à Paris, le 1er juillet, a été reporté pour 2021. Un temps qu’il prend pour « roder » son spectacle dans des salles France, voir à la réaction du public si les traits d’humour font mouche, ou s’il faut modifier telle ou telle phrase pour que l’effet se produise.

Quelques jours avant le début de ce tour de France, Smaïn nous a rencontrés au bureau de son producteur, à deux pas de la place de l’Etoile. Dans le grand canapé, Smaïn pose pour la photographe de Sipa, qui nous accompagnera pour cette interview.


L’artiste revient sur sa petite enfance, confié à deux ans à un couple algéro-marocain modeste à Paris. Il raconte sa chance d’avoir vécu la mixité sociale. Il affirme ne pas avoir souffert du racisme dans sa vie personnelle. Mais que si des rencontres professionnelles ont voulu le cantonner dans une place attitrée, il s’en est échappé en jouant notamment dans « Le Schpountz » ou « Les fourberies de Scapin ».


Sur les débats et les manifestations contre le racisme en France, l’artiste dit pouvoir « comprendre que l’on puisse avoir une rage, une haine » après de multiples contrôles de polices vécus au quotidien par des populations issues de l’immigration. Il refuse par ailleurs toute violence physique, comme que la violence des mots dans ce débat.


Anne-Laetitia Béraud


 

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