A Tignes, le glacier de la Grande Motte aura disparu avant la fin du XXIe siècle

C’est dans des conditions caniculaires que la station de Tignes lance sa saison de ski d’été ce samedi 18 juin sur son glacier de la Grande Motte (3656m d’altitude). Alors que Val d’Isère y a renoncé par manque d’enneigement, la station voisine a souhaité maintenir l’activité cet été. Mais après un hiver peu enneigé, un printemps sec et chaud et un début d’été dans la même lignée, l’hypothèse d’une annulation s’est également posée durant plusieurs semaines. Dans un contexte d’accélération du réchauffement climatique, et notamment en milieu montagnard, l’avenir de la pratique est clairement menacé, à court ou moyen terme. Notamment parce que son terrain de jeu, les glaciers alpins, fondent à vitesse grand V. C’est notamment le cas de celui de Tignes, qui a fait l’objet d’une étude entre 2019 et 2020 pour déterminer son évolution à l’horizon 2100. Les conclusions font, sans mauvais jeu de mots, froid dans le dos, comme l’explique Christian Vincent, glaciologue à l’Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE) de Grenoble.

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