Sabine Prokhoris et « MeToo »

Il y a quatre ans, "Me Too", ce déferlement de dénonciations de violences sexuelles, qui éclata de façon inattendue à la suite des révélations sur le comportement prédateur du producteur de télévision américain Harvey Weinstein, battait son plein, provoquant les passions favorables et (plus rarement) critiques. D’abord spectatrice neutre, la psychanalyste et philosophe Sabine Prokhoris, féministe atypique, s’est peu à peu inquiétée de cet élan de masse qui lui semblait de plus en plus englobant, grégaire et liberticide. Elle en a tiré un livre dense et cinglant, (Le Cherche Midi), dans lequel elle refuse catégoriquement l’appel l’injonction du "moi aussi". L’occasion pour les Contrariantes, que ce sujet a toujours captivé, de se pencher sur un phénomène devenu pour beaucoup un totem de la "libération de la parole", mais qui pourrait cacher autant de vacuité que de désillusions.

Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.