Entretien avec Ferghane Azihari

On peut vouloir défendre l’environnement sans être anticapitaliste – mieux, en estimant que celui-ci est le système le plus à même, via l’innovation et la propriété privée, de préserver la nature et de lutter contre le réchauffement anthropique du monde. C’est le propos original de Ferghane Azihari, jeune consultant en politiques publiques, dans son livre Les Écologistes contre la modernité. Le procès de Prométhée (Presses de la cité).


Non seulement les solutions préconisées par ceux qui se disent écologistes – abandon des pesticides, sortie du nucléaire, fin de l’élevage industriel – sont radicales, argumente-t-il, mais on peut fortement douter qu’elles arrivent à leurs fins. De plus, ces propositions, si elles voyaient le jour, mettraient grandement en danger les sociétés libérales, car on peine à imaginer comment certaines idées des plus liberticides, comme la limitation des naissances ou l’envoi d’un tiers de la population active dans les champs, pourraient être accomplies dans un cadre démocratique… Nos Contrariantes interrogent Azihari sur, entre autres, l’origine de son intérêt pour l’écologie, la détestation du capitalisme ou encore les origines droitières de l’écologie.


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