Rodrigo Cuevas : "Un tambourin pour une nuit de fête, c'est LA magie des musiques traditionnelles"

Au programme : sortilèges électroniques, danses traditionnelles, esprits des Asturies et bruxas en pagaille. 


Bel hidalgo à la fine moustache originaire du cœur rural des Asturies, Rodrigo Cuevas, 36 ans, ne monte jamais sur scène sans sa pandereta (tambourin en peau de chèvre), ses sabots à talons dorés, sans oublier sa montera picona, un couvre-chef traditionnel de laine noire porté par les hommes en Asturie. Ceci dit, côté cabaret - où Rodrigo a fait ses armes de performer - celui que certains appellent le Freddy Mercury des Asturies peut aussi s’afficher en robe à crinoline, jupe ou dentelles... En bref, Rodrigo Cuevas étonne et ses performances détonnent, la preuve encore le 2 mars dernier au Café de la Danse à Paris, donnant à son tour de chant électrisant des airs de cabaret queer à grand renfort de poésie, satire burlesque, hurlements à la lune en hommage à sa grand-mère et autres incantations magiques.


Ce soir-là, Rodrigo Cuevas présentait au public parisien Manuel de Cortejo, un premier album paru en 2019 pour lequel Rodrigo Cuevas a fait appel à un sorcier des vibrations électroniques, le catalan Raul Refree, producteur incontournable derrière Rocío Márquez et Rosalía pour le flamenco, Lina Rodrigues pour le fado. Ensemble, Raul et Rodrigo sont partis en mission de collectage dans les villages des Asturies, à la rencontre des grands-mères pour recueillir dans leurs cuisines ces chansons traditionnelles transmises oralement depuis des siècles. 


La démarche n’est pas nouvelle pour Rodrigo Cuevas qui s’attache à transmettre à son tour et à vivifier le répertoire traditionnel des Asturies et de Galice depuis ses débuts en 2012 avec Yo Soy La Maga (traduction : je suis la magicienne). Puis s’en est suivi un autre EP en 2017, intitulé Embrujada (traduction : ensorcelée). Un tropisme assumé donc pour la sorcellerie et les choses du magique chez Rodrigo Cuevas qui, après s’être formé au piano, au tuba et à la cornemuse à Oviedo puis à Barcelone, est rentré s’installer au pays, dans un petit village de 15 habitants du côté de Piloña avec son compagnon, deux ânes, un chien, cinq chats, cinq poules et un canard femelle.


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