Denez Prigent : "comme les druides celtes, je suis un peu animiste aussi"

Cette semaine, La Potion met le cap à l’Ouest. Au bout de la route, Lanvellec dans les Côtes d’Armor, où nous retrouvons le musicien breton Denez Prigent chez lui, un jour de tempête. 


Une poésie épique gorgée des mystères de la lande, un chant de granit et d’océan, incantatoire et sacré... À 55 ans, Denez Prigent est aujourd’hui l’un des artistes majeurs du paysage musical breton. Passeur de culture, de légendes et de traditions, Denez Prigent est loin d’être le défenseur d’un folklore figé, bien au contraire !


Depuis ses débuts dans les fest-noz puis sur la scène des Transmusicales de Rennes en 1992 devant un public de rockeurs médusés, ce fils du Léon n’a jamais cessé de renouveler le répertoire traditionnel breton en le frottant notamment aux boucles hypnotiques de la musique électronique, au jazz ou encore aux harmonies du Moyen-Orient.


Tordant le cou aux clichés régionalistes, ce prince de Bretagne en connaît toutes les traditions. Musicales d’abord, lui l’arrière-petit-fils d’un chanteur réputé pour la puissance de sa voix dans toute la région et c’est d’ailleurs avec les ancien.ne.s que Denez Prigent chantera ses toutes premières gwerz, ces chants de l’âme très anciens, dramatiques et mystiques, qu’on retrouve au cœur de la plupart de ses disques, dont le dernier en date Stur An Avel paru un peu plus tôt cette année sur le label breton Coop Breizh.


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