Episode 25 - Jawhara


"Quand je me regarde dans le miroir, je vois une meuf qui s'est trop décolorée les cheveux ! Plus sérieusement, je n'aurais jamais cru que je changerai autant en déménageant de pays. Je me suis décoloré les cheveux, je les ai coupés, je ne les lisse plus, je me suis tatouée, et j'en ai plus rien à foutre de mon poids. Ça me paraît incroyable que j'aie pu m'émanciper de toutes les pressions que je subissais au Maroc", raconte Jawhara dans l'épisode 25 d'Extimité. 


Trigger warning : cet épisode contient des passages de violences conjugales, d'agressions sexuelles et de pédophilie.


Jawhara y évoque notamment : 


(03:00) Son enfance à Casablanca au Maroc : "Mon tout premier souvenir, c'est mon daron qui m'a cassé les dents."


(06:00) Le sentiment d'être toujours déviante par rapport à ce que devrait être une jeune fille modèle marocaine et le harcèlement scolaire qu'elle a subi


(14:00) Les paradoxes de l'identité marocaine : "à la fois on veut être très traditionnaliste, très musulman, à la fois on veut avoir l'air très occidental, un peu français, même blanc"


(16:00) Comment Internet et les animes comme Naruto et Magical DoReMi l'ont aidé à surivre


(19:00) Son éducation dans un collège et un lycée du système français


(21:00) Son sentiment d'être séquestrée pendant toute sa jeunesse à Casablanca


(22:00) Sa bisexualité gardée en sourdine


(26:00) Son premier séjour à Paris


(28:00) Son grand frère, "pire ennemi" qui a quitté le domicile familial quand elle avait 13 ans


(30:00) Comment Youtube lui a fait découvrir le féminisme et reconsidérer le maquillage


(39:00) Son passage au véganisme et son premier amour, rencontré sur Twitter


(47:00) Sa déconstruction progressive l'année de la terminale qu'elle a raconté en un thread Twitter


(50:00) Son installation à Paris pour débuter une MANAA (Mise à niveau en arts appliqués) 


(55:00) Son décalage par rapport aux codes sociaux français et son désenchantement face au White Saviorism de ses contacts Twitter : "Les marques de respect ne sont pas les mêmes. La franchise est différente aussi : ici, vous êtes plus fragiles, il faut prendre des pincettes, alors qu'au Maroc, on est plus frontaux, ou 'violents' comme vous diriez ici"


(58:00) Comment elle a décidé de reprendre sa vie en main, d'emménager avec son copain et de se réorienter en école de maquillage privée : "Ma première année s'est très mal passée. Parce que c'est une école de fille avec tous les problèmes qui vont avec. Parce que c'est une école privée avec tous les problèmes qui vont avec les élèves qui ne se rendent pas compte de leur privilège d'être riches, de vivre chez leurs parents, et d'évoluer dans le pays où elles sont nées."


(1:02:00) Comment elle interroge les questions de genres et de racisme qui traverse le milieu du maquillage


(1:08:00) En quoi le maquillage serait traversé de logiques grossophobes et racistes


(1:14:00) Ses galères de papiers


(1:18:00) Comment le maquillage lui donne de la force


Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


Pistes sonores utilisées :

Marwa Loud - Bad Boy

Lizzo - Juice

Lizzo - Like a girl

For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy