Qu'est-ce que le syndrome de l'étudiant en médecine ?

Les jeunes gens voulant devenir médecins sont assez souvent victimes d'un trouble qui, par son objet, a reçu le nom de "syndrome de l'étudiant en médecine". Mais de quoi s'agit-il au juste ?


La manie du diagnostic


Durant ses longues études, l'étudiant en médecine est amené à découvrir l'origine et le développement des nombreuses maladies qui affectent la santé humaine. À chaque fois, ses professeurs en détaillent les symptômes.


Il peut arriver que certains étudiants fassent le rapprochement entre ces signes cliniques et la légère douleur qu'ils ressentent, croient-ils, à l'endroit précis de leur anatomie où la maladie qu'on vient de leur décrire se déclare le plus souvent.


Il arrive aussi à ces étudiants d'établir un tel diagnostic pour les autres. Ce syndrome se manifeste plus volontiers au cours de la première année d'étude, où l'afflux de connaissances nouvelles peut désorienter le futur médecin.


Le fait de concentrer son attention sur une manifestation bénigne, comme des fourmillements ou une petite brûlure, peut en accentuer l'intensité, et confirmer, dans l'esprit de l'étudiant, la véracité de son diagnostic.


Un trouble à prendre au sérieux


Ce syndrome de l'étudiant en médecine, qui peut faire sourire, ne doit pourtant pas être pris à la légère. D'abord parce qu'il provoque souvent une réelle anxiété chez celui qui en est la victime.


Même si tous les spécialistes ne s'accordent pas sur ce point, ce syndrome peut également déboucher sur une véritable hypocondrie, qui peut perturber la vie du patient.


Si ce trouble doit être pris au sérieux, c'est aussi en raison des dangers qu'il peut faire courir, au patient lui-même et à son entourage. En effet, l'inexpérience de l'étudiant, jointe à la conviction qu'il vient de dépister une maladie, peut conduire à de faux diagnostics.


Dans ce cas, les personnes qui s'y laissent prendre peuvent mettre leur santé en danger. Ce trouble psychologique à part entière, peut-être dû à une trop grande tendance à l'empathie, doit donc être pris en charge.


Le patient peut être amené, dans le cadre de certaines thérapies, à prendre conscience du caractère erroné de ses pensées et à en redresser le cours. Un suivi psychiatrique peut être aussi envisagé.


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