Que peut-on admirer au “musée de l'échec” ?

En général, ce sont les réussites commerciales qui ont droit aux feux de l'actualité. Comme les échecs sont rarement mis à l'honneur, un original musée suédois a décidé de présenter les plus emblématiques.


Des produits qui n'ont pas trouvé leur public


En juin 2017, un musée insolite a ouvert ses portes dans une petite ville de Suède. Ce que vous trouverez dans ses vitrines, ce sont quelques spécimens des plus retentissants échecs commerciaux des dernières décennies.


On y trouve de curieux objets, comme ces lunettes sans branches, qui ne pouvaient tenir qu'à l'aide d'aimants placés sur le visage. Un masque électrique inspiré d'une série télévisée, et censé rajeunir ceux qui le portent, y voisine avec une poupée en haillons qui n'a eu aucun succès auprès des petites filles.


Le "musée de l'échec" expose également des exemplaires d'un téléphone qui pouvait se transformer en console de jeux ou d'un stylo réservé aux femmes.


Certaines personnalités sont à l'honneur dans ce palmarès de l'échec. C'est le cas de Donald Trump qui, entre son jeu de société et sa marque de vodka, n'a pas enregistré que des succès.


Certains de ces objets sont assez incongrus, mais d'autres auraient pu s'imposer. Ce qui prouve que personne ne peut prévoir l'évolution des goûts du public.


L'acceptation de l'échec


Il n'est guère étonnant que le fondateur de ce curieux musée ne soit pas soutenu par les industriels. Dans des sociétés où la culture du succès tient une place aussi centrale, il n'est pas facile, pour une entreprise ou un individu, d'avouer ses échecs.


C'est pour leur permettre de les confesser, s'ils le souhaitent, que le créateur du musée a prévu un lieu spécial, réservé à ces aveux, confidentiels ou publics. Certains s'y plaignent de leurs échecs personnels, d'autres avouent leurs déconvenues professionnelles.


Pour alimenter les vitrines de son musée, son fondateur fait appel aux dons. Il en reçoit de façon régulière. Ce "musée de l'échec" s'est ouvert dans un pays, la Suède, reconnu comme l'un de ceux qui encourageaient le plus la créativité. Pour lui, sans doute, elle passe aussi par l'acceptation de l'échec.


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