Les feux de cheminées polluent-ils vraiment ?

Selon la région et le type de foyer utilisé, les feux de cheminée sont autorisés ou interdits. En effet, ils sont souvent considérés comme une source de pollution majeure.


Une forte émission de particules fines


En Île-de-France, il est en principe interdit de faire du feu dans l'âtre s'il s'agit d'une cheminée à foyer ouvert, non protégée par une vitre ou un insert. Dans les autres régions, l'utilisation de la cheminée est conditionnée à des ramonages réguliers.


Si de telles précautions sont prises, c'est que la combustion de bois de chauffage est considérée comme une importante source de pollution de l'air. En brûlant dans les cheminées, le bois émettrait en effet des particules fines qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires.


Selon une étude menée en 2010 par Airparif, l'organisme chargé de mesurer la pollution de l'air en Île-de-France, cette combustion du bois de chauffage était alors responsable de 23 % des émissions de particules fines.


Ce type de chauffage émettrait autant de particules fines que le trafic routier. Ce sont les cheminées à foyer ouvert qui pollueraient le plus; ils répandraient dans l'atmosphère huit fois plus de particules fines que les foyers fermés.


Les arguments des professionnels du bois


Dans le secteur du bois, les professionnels se défendent de telles accusations. En effet, ils relativisent le caractère polluant de la combustion au bois. Pour cela, ils s'appuient sur d'autres travaux.


Ils citent notamment une étude d'Airparif, selon laquelle, à proximité du périphérique parisien, l'émission de certaines particules fines, encore plus petites, ne serait liée à la combustion au bois qu'à hauteur de 4 %, alors que le trafic routier serait responsable de 44 % des émissions de ces particules.


D'après ces professionnels de la filière bois, la pollution incriminée serait surtout due à l'utilisation de foyers ouverts. Il faudrait donc, d'après eux, inciter les gens à faire équiper leurs cheminées d'inserts ou à acquérir des poêles de bonne qualité.


Ils rappellent enfin que, si le bois brûlé des particules fines, les arbres, dont il est issu, capturent beaucoup de CO2. En terme de pollution, le bilan serait donc plutôt neutre.


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