Pénurie de semi-conducteurs (2/2) : l’automobile aussi impactée ?

Deuxième et dernière partie du double épisode dédié à la pénurie de semi-conducteurs. Et après avoir compris hier en quoi le manque de substrat était un véritable handicap pour le secteur de la tech, place aujourd’hui à celui de l’automobile qui devrait d’ici quelques année devenir un consommateur majeur de composant informatique. Vous l’avez compris, après les ordinateurs et les smartphones, le secteur des voitures pourrait elles aussi être une victime collatérale de la pénurie de puces et autres composants dans les années à venir.


D’après le patron d’Intel, Pat Gelsinger, le marché de l’automobile pourrait peser jusqu’à 11% du total des semi-conducteurs livrés en 2030. Et à ce moment-là, les puces électroniques pourraient représenter jusqu’à 20% du prix total d’une voiture d’après-lui… et cela en partie dû à l’explosion des caméras, des capteurs, des systèmes de divertissement, de la connexion 4G/5G et de l’arrivée des technologies de conduite autonome prochainement. En clair, la voiture de demain aura besoin de centaines de composants pour fonctionner pleinement, ce qui n’est pas pour rassurer les constructeurs en ce moment, notamment en Europe où le tout électrique semble être la future norme.


En effet, l’Europe est totalement dépourvue en semi-conducteurs, largement dépassée par la production en Asie et aux Etats-Unis. Pour réduire cet écart abyssal, le patron d'Intel a dévoilé un plan d’investissement sur dix ans qui monterait jusqu’à 80 milliards de dollars sur notre continent. Alors pourquoi investir en Europe ? Et bien comme je le disais, les groupes automobiles comme Volkswagen qui regroupe 12 marques de voitures différentes, ou Stellantis, anciennement Peugeot Citroën qui regroupe plus de 5 marques, Renault-Nissan et 7 marques ou encore Mercedes et BMW… tous auront des besoins immenses dans le futur. C’est donc un marché ultra porteur qui s’offre au patron d’Intel. D’autant que nombreux sont les constructeurs à s’être tiré une balle dans le pied en annulant bêtement leurs commandes de semi-conducteurs l’an dernier. En clair, Intel veut et peut devenir le « champion occidental » des puces, le marché asiatique étant inatteignable de par son immensité.


Voilà pour ce double épisode qui je l’espère vous aura éclairé sur les nouveaux enjeux de cette pénurie de composants informatiques, qui décidément met bien des secteurs sous tension. N’hésitez pas à nous dire si le format des doubles épisodes vous plait, et n’hésitez pas non plus à vous abonner au podcast, c’est gratuit, ainsi vous serez les premiers informés lors de la sortie des futurs épisodes.


 

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