Quelle quantité d'oxygène la Lune contient-elle ?

Après avoir été délaissée quelque temps, la Lune redevient un objectif majeur pour les grandes puissances. Il est même envisagé d'y édifier une station habitée, où vivraient les cosmonautes. De tels projets semblent d'autant plus réalisables que notre satellite naturel semble comporter des réserves suffisantes d'oxygène.


De l'oxygène emprisonné dans la roche


Dans quelques années, d'ci 2025 ou 2026, les États-Unis, la Russie et la Chine devraient commencer à mettre en œuvre leurs programmes de stations spatiales habitées sur la Lune.


Mais, pour que ces projets soient viables, encore faut-il que les cosmonautes trouvent sur place ce qui est indispensable à leur survie. À commencer par l'oxygène. Or, ce n'est pas dans la mince atmosphère de la Lune qu'on pourra l'y trouver.


En effet, elle est surtout composée d'hydrogène et de gaz comme l'argon et le néon. Et pourtant, de l'oxygène existe bel et bien sur notre satellite. Il est renfermé dans le régolithe, cet ensemble de roches et ces poussières qui recouvrent la surface de la Lune.


Comment récupérer l'oxygène ?


Et cet oxygène ne serait pas présent en petite quantité. En effet, on estime que ces roches lunaires contiennent environ 45 % d'oxygène. Dans chaque mètre cube de régolithe, ou pourrait puiser jusqu'à 630 kilos d'oxygène. De quoi faire vivre un homme durant deux ans.


Encore ne s'agit-il que de la couche de roches la plus superficielle. Si l'on pouvait exploiter ce régolithe en profondeur, il serait possible, d'après les calculs effectués, de fournir de l'oxygène à environ 8 milliards de personnes durant 100.000 ans.


De quoi assurer la pérennité de notre présence sur la Lune ! Mais il demeure cependant une difficulté : comment récupérer cet oxygène ? Le recours à l'électrolyse semble la méthode la plus prometteuse.


Cette technique ccnsiste à chauffer la roche à une température très élevée, puis à la soumettre au passage d'un courant électrique. Cette méthode permet de séparer l'oxygène des autres composants de la roche. On peut dès lors le récupérer.


Une entreprise belge serait déjà en train de mettre au point les appareils nécessaires, qui pourraient fonctionner, sur le sol lunaire, dès 2025.


 

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