Protéger la couche d'ozone a-t-il limité le réchauffement climatique ?

La lutte contre le réchauffement climatique est parfois couronnée de succès. En effet, les scientifiques observent que, suite à la signature du protocole de Montréal, en 1987, la couche d'ozone a été en partie restaurée, ce qui a évité un réchauffement supplémentaire de la planète.


Les effets positifs du protocole de Montréal


Les signataires du protocole de Montréal, qui représentent aujourd'hui 190 pays, s'engageaient à interdire l'usage de certains gaz, employés dans la réfrigération et les aérosols, qui avaient pour effet de détruire peu à peu la couche d'ozone. On connaît ces gaz sous le sigle de CFC.


Cette couche protectrice, qui surplombe la Terre de 20 à 50 kilomètres, filtre le rayonnement ultraviolet, nous préservant ainsi de certains cancers et d'autres troubles de santé.


Une récente étude montre que, sans les mesures prévues par cet accord, le réchauffement climatique serait d'environ 4°C, et ce malgré les efforts faits pour limiter l'action nocive des autres gaz à effet de serre.


Car, en plus de trouer la couche d'ozone, les gaz CFC, tout comme le dioxyde de carbone, retiennent la chaleur, mais jusqu'à 10.000 fois plus que lui. Sans oublier leur effet délétère sur les plantes, qui, par l'action de ces gaz, perdent en partie leur capacité à stocker le CO2.


Une couche d'ozone encore menacée


À l'heure où beaucoup d'observateurs doutent de la volonté des États de lutter contre le réchauffement climatique, le succès du protocole de Montréal montre que quand leurs responsables sont décidés à faire appliquer les décisions prises, les résultats ne se font pas attendre.


Cependant, il ne s'agit pas d'une réussite totale. En effet, l'un des gaz responsables de la trouée de la couche d'ozone a été de nouveau repéré dans l'atmosphère. Les scientifiques n'en connaissent pas encore la provenance, mais sa présence prouve que le protocole de Montréal n'est pas toujours respecté.


Par ailleurs, la couche d'ozone ne se reconstitue pas partout. Des chercheurs ont en effet identifié une trouée au-dessus du Pôle Nord, qui correspondrait à une diminution d'environ 30 % de l'ozone présent dans ce secteur.


 

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