Quelle est la distance minimale entre pesticides et habitations ?

Avec la diminution des terrains "naturels" et agricoles, et le développement urbain, nombreux sont ceux qui résident dans les logements situés à proximité des cultures. Ces dernières sont, pour la majeure partie du temps, traitées avec des pesticides (ces produits sont nocifs pour la santé).


Que dit la loi sur la pulvérisation des substances phytosanitaires près des maisons ? La population est-elle protégée par la réglementation ?


Même si certaines personnes l’ignorent, la France jouit d’un triste palmarès : elle est notamment le 1er pays européen et le 3ème sur le plan international pour ce qui est de l’usage de pesticides. Les habitants sont ainsi exposés à d’importants épandages de produits dangereux. À cause des risques, 80 % d’entre eux ont souhaité que le gouvernement trouve rapidement une solution.


Après plusieurs années de discussions et de vide juridique, l’État a enfin statué sur les distances minimales à respecter entre les habitations et les zones traitées à l’aide de pesticides. Ces distances sont comprises entre 5 et 10 mètres et dépendent des types de cultures. Elles sont entrées en application le 1er janvier 2020.


La distance de 10 mètres concerne les cultures hautes, c’est-à-dire les forêts, le houblon, les arbustes, les vignes, les arbres fruitiers, ... Celle de 5 mètres est quant à elle liée aux cultures basses telles que les céréales, les légumes, ... De son côté, la pulvérisation de produits plus préoccupants est soumise à une distance de 20 mètres (par chance, ces produits n’occupent que 0,3 % du marché).


Notons que toutes ces dispositions ne s’appliquent pas uniquement aux habitations. En effet, les hôpitaux, les crèches, les écoles, les maisons de retraite, les centres de loisirs, ... sont aussi protégés.


Pour information, un autre arrêté ministériel avait déjà posé des contraintes majeures en 2017 : interdiction de pulvériser des produits phytosanitaires (dont les pesticides) en cas de vent supérieur ou égal à 19 km/h et contrôle régulier des pulvérisateurs (sur une période de 5 ans).


Mais certaines associations trouvent ces mesures insuffisantes et réclament de plus grandes distances (entre 10 et 50 mètres). Affaire à suivre.



 

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