Une pièce de 1000 milliards pourrait-elle rembourser la dette américaine ?

Les récentes mesures prises par le gouvernement américain pour relancer l'économie, touchée par les effets de la crise sanitaire, pourraient entraîner une augmentation de la dette publique. Aussi certains suggèrent-ils une idée originale pour en rembourser une partie.


Une dette publique qui s'envole


Pour redonner un coup de fouet à une économie un peu essoufflée par les conséquences de l'épidémie de Covid-19, le président Biden souhaite mettre en œuvre un ambitieux plan de relance. D'un montant de près de 2.000 milliards de dollars, il représenterait environ 15 % du PIB du pays.


L'application de ce plan ne pourrait qu'accroître le montant de la dette publique, qui dépassait déjà les 20.000 milliards de dollars à la fin de l'administration Trump. Elle atteindrait alors le plafond fixé par la loi, qui ne peut être relevé qu'avec l'accord du Congrès.


Or les républicains, qui s'opposent au plan de relance proposé par Joe Biden, refusent une nouvelle augmentation de la dette publique.


Une pièce peu ordinaire


Voilà une dizaine d'années, un avocat américain a proposé une solution originale pour sortir de l'impasse. Il s'agirait de frapper une pièce en platine, d'une valeur de 1.000 milliards de dollars.


Cette mesure serait prise en application d'une loi de 1997, qui autorise le secrétaire au Trésor, l'équivalent de notre ministre des Finances, à faire frapper une pièce du montant de son choix.


Cette pièce viendrait alimenter le compte de la banque centrale américaine, qui s'en servirait pour diminuer de 1.000 milliards de dollars la dette du pays. Son plafond serait ainsi rabaissé, et le gouvernement pourrait se passer du Congrès.


Les républicains dénoncent un tour de passe passe. Avec certains économistes, ils considèrent que cette augmentation de la masse monétaire se traduirait par une reprise de l'inflation.


À quoi certains universitaires rétorquent que, depuis 2008, la banque centrale n'a cessé de soutenir l'économie à coup de liquidités, sans que cela ait entraîné de hausse des prix.


Une telle idée n'est pas aussi fantaisiste qu'elle en l'air au premier abord. En effet, le président Obama a indiqué en avoir parlé à son secrétaire au Trésor en 2017.


 

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