Pourquoi Elon Musk a-t-il demandé sur Twitter s'il devait vendre ses parts dans Tesla ?

Elon Musk fait encore parler de lui. Cette fois-ci, il a demandé à ses abonnés sur les réseaux sociaux leur avis sur une éventuelle cession d'une partie de ses actions Tesla. Mais que cache une telle proposition ?


Une question posée sur les réseaux sociaux


Elon Musk a l'habitude d'utiliser les réseaux sociaux pour faire des annonces ou parfaire sa communication. Il est vrai que ses quelque 60 millions d'abonnés lui procurent un large écho.


Le milliardaire vient donc de leur demander s'ils étaient d'accord pour qu'il vende 10 % de ses actions Tesla. Ce qui représente environ 17 millions d'actions, valant à peu près 20 milliards de dollars. Malgré tout, ces actions constituent à peine 2 % de l'ensemble des titres de la marque automobile.


En juin 2021, le patron de Tesla possédait 17 % de ces actions, pour un total d'environ 208 milliards de dollars.


Elon Musk avait indiqué par avance qu'il se conformerait au résultat du sondage. Or, pour 58 % de ses abonnés, la vente de ces actions serait une bonne chose.


Une opération boursière qui se justifie


Pourquoi Elon Musk était-il prêt à vendre ces parts ? D'abord pour se poser en contribuable exemplaire dans le cadre d'un débat alimenté par l'administration Biden et portant sur l'imposition des milliardaires.


Ces très riches Américains seraient accusés de ne payer des impôts, sur les plus-values, que quand ils vendent leurs actions. Alors qu'ils en retireraient de substantiels profits en profitant de la hausse du cours de ces actions pour obtenir des banques des emprunts plus importants.


C'est ce que les spécialistes appellent des plus-values "latentes". Elon Musk a donc voulu montrer qu'il adoptait un tout autre comportement.


Ceci étant, il était de l'intérêt du milliardaire de vendre ces parts. En effet, leur cours a augmenté de plus de 70 % depuis le début de l'année, battant ainsi un nouveau record.


Les revenus tirés de cette vente devraient aussi l'aider à payer une taxe d'un montant très élevé. Cet impôt de 15 milliards de dollars porte sur les plus-values réalisées dans le cadre de l'acquisition de stock-options, en 2012.


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