Pourquoi DSK est-il épinglé par les Pandora Papers ?

Les révélations des "Pandora papers", dues à une association internationale de journalistes, mettent en cause un certain nombre de personnalités, épinglées pour avoir recherché des moyens d'optimisation fiscale pas toujours conformes à l'éthique et aux lois en vigueur. Parmi elles, figure l'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn.


De très nombreuses personnalités mises en cause...


Les "Pandora papers" sont le fruit des recherches du Consortium international des journalistes d'investigation, connu aussi sous le sigle d'ICIJ. Il a donné ce nom au résultat de son travail par référence au mythe de la boîte de Pandore, dont l'ouverture aurait répandu dans le monde tous les maux de l'humanité.


Environ 600 journalistes ont participé à ces investigations, durant lesquelles près de 12 millions de documents ont été consultés.


Les enquêtes du consortium auraient mis au jour 29.000 sociétés offshore, souvent associées à des tentatives d'évasion fiscale. De très nombreuses personnalités, dont des chefs d'État et des hommes politiques, ont été mis en cause dans cette affaire.


...Dont Dominique Strauss-Kahn


Ancien ministre et ex directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn fait partie des personnalités citées dans les "Pandora papers". Il aurait créé des sociétés dans des pays connus pour être des paradis fiscaux ou, du moins, pour consentir aux entrepreneurs s'installant sur leur sol des conditions fiscales très avantageuses.


L'ancien ministre aurait ainsi créé une société dans une zone franche de Casablanca, au Maroc. Il y aurait été exempté d'impôt sur les sociétés durant cinq ans, puis imposé à un taux très modéré.


C'est l'émirat de Ras al-Khaimah, qui fait partie des Émirats arabes unis, qui aurait accueilli une autre société de l'ancien ministre. Dans ce pays, l'ensemble des informations sur les sociétés sont tenues secrètes.


Dominique Strauss-Kahn aurait fait transiter par ces sociétés les honoraires issus de ses activités de conférencier et de consultant, bénéficiant ainsi de dispositions fiscales très avantageuses, qui lui auraient permis d'économiser des millions d'euros.


L'ex patron du FMI se défend de ces accusations, rappelant notamment qu'il est résident fiscal au Maroc depuis 2013, et qu'entre 2018 et 2020, il a payé plus de 800.000 euros d'impôts chaque année.


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