#181 - On ne va pas chercher midi à 14 heures

Comme le faisait remarquer en 1979 le chercheur britannique en biopsychologie John Blundell, l’acte de manger est, par rapport à la respiration, un comportement répété mais suffisamment peu fréquent pour qu'il continue à être isolé en tant que tel.

Autrement dit : on mange tous les jours, mais contrairement au fait de respirer qui ne cesse jamais, le fait de manger a un début et une fin. Il opère donc quotidiennement une rupture dans la continuité. En tant que repas intermédiaire, le déjeuner symbolise tout à fait cette rupture à mi-parcours d’une journée. Qu’on déjeune avec ses collègues et se retrouve à parler boulot sur un coin d’open space ou qu’on soit avec un vieux copain dans un bistrot à trinquer avec un verre de vin rouge qui se transforme alors en symbole d’une petite décadence à midi, de quoi le déjeuner est-il le nom ? 

Et si le petit-déjeuner est souvent décrit comme un temps pour soi avant le début de la journée et que le dîner signe dans l’imaginaire collectif les retrouvailles avec nos proches après le travail, qu’est-ce que le déjeuner, dans tout ça ?

Entre sociabilité choisie et sociabilité contrainte, à qui ce repas appartient-il vraiment ?Dans cet épisode enregistré au Ground Control (Paris) dans le cadre du Printemps du Podcast, Émilie Laystary reçoit l'économiste Pascale Hébel pour discuter des caractéristiques du déjeuner. Temps consacré à la prise alimentaire, convivialité, plat du jour, télétravail, snacking, essor d'une offre rapide et pas chère : à quoi ressemble le déjeuner aujourd’hui en France ?

Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

Montage et mixage par Laurie Galligani 

Générique réalisé par Aurore Mahieu

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